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13 septembre : un testament peut aussi transmettre ce qui compte pour vous

Septembre 2026

À cette question, chacun apporte une réponse différente. Des souvenirs, des valeurs, une attention portée à ses proches, des convictions qui ont guidé une vie…

Le 13 septembre, Journée Internationale du Testament au profit d’une bonne cause, est l’occasion de rappeler qu’un testament ne sert pas uniquement à organiser la transmission de son patrimoine. Il peut aussi permettre de prolonger un engagement et de soutenir, demain, une cause qui compte aujourd’hui.

Entre l’intention et le passage à l’acte

Inclure une bonne cause dans son testament reste une démarche profondément personnelle. Pourtant, l’idée séduit bien davantage de personnes qu’on pourrait l’imaginer.

Selon une étude menée par HOGENT sur le comportement des Belges qui soutiennent des bonnes causes, près d’un tiers d’entre eux souhaitent ou envisagent d’inclure une organisation caritative dans leur testament.

Mais entre l’intention et le passage à l’acte, l’écart reste important : seuls 4 % ont déjà formalisé cette décision dans un testament, tandis que 5 % déclarent avoir l’intention de le faire.

Ces chiffres montrent que la solidarité après la vie n’est plus une idée marginale. Ils montrent aussi que, pour beaucoup, elle reste encore à l’état de réflexion.

La Journée Internationale du Testament est justement l’occasion de s’informer, de poser des questions et de réfléchir, sans engagement, à ce que l’on souhaite transmettre.

Pour les Restos du Cœur aussi, les legs et successions représentent bien plus qu’un apport financier ponctuel. Ils contribuent à inscrire notre action dans la durée et à pérenniser nos missions auprès des personnes confrontées à la précarité.

Transmettre ne signifie pas nécessairement tout léguer

Parler de testament au profit d’une bonne cause peut parfois donner l’impression qu’il faudrait choisir entre ses proches et une association.

Ce n’est pas le cas.

La Fédération du Notariat (Fednot) rappelle que le droit successoral belge protège les héritiers dits « réservataires ». Lorsqu’ils existent, une partie du patrimoine leur est légalement destinée. Le testament permet de décider de l’affectation de la partie dont on peut librement disposer, dans le respect de ces droits.

Un legs peut par ailleurs prendre différentes formes : il peut concerner une somme d’argent, un bien déterminé ou encore une partie du patrimoine. Il n’est donc pas nécessaire de léguer l’ensemble de ses biens pour soutenir une cause.

Le testament n’est pas non plus une décision irréversible. Tant que la personne est en vie et en capacité de décider, ses volontés peuvent être adaptées ou modifiées si sa situation personnelle ou ses choix évoluent.

Faire vivre une solidarité au-delà de soi

Aux Restos du Cœur, cette solidarité permet de soutenir une action qui va bien au-delà de l’aide alimentaire.

Dans les 21 Restos du Cœur de Belgique, l’accompagnement s’articule autour de quatre piliers : l’aide alimentaire, l’aide à l’éducation, l’aide au logement et l’aide aux soins de santé.

Inscrire la Fédération des Restos du Cœur de Belgique dans son testament, c’est choisir de contribuer à la continuité de ces actions et de permettre aux équipes de poursuivre leur accompagnement des personnes en situation de précarité.

C’est aussi une manière de faire perdurer une conviction simple : la solidarité ne s’arrête pas à ce que nous pouvons accomplir aujourd’hui.

S’informer avant de décider

Rédiger un testament mérite réflexion. Chaque situation familiale et patrimoniale étant différente, Fednot recommande de s’adresser à un notaire afin de s’assurer que les volontés exprimées sont juridiquement correctes et pourront être respectées.

Il existe en Belgique plusieurs formes de testament — olographe, notarié ou international — qui répondent chacune à des règles précises. Le notaire peut aider à déterminer la solution la mieux adaptée à chaque situation.

La décision d’inclure ou non une bonne cause dans son testament reste évidemment entièrement personnelle.

Pour celles et ceux qui souhaitent simplement s’informer, les Restos du Cœur de Belgique mettent également à disposition le guide gratuit « Bien régler, bien léguer », qui permet d’aborder ces questions à son rythme et en toute liberté.

Le 13 septembre peut être l’occasion d’y réfléchir, d’en parler avec ses proches ou simplement de s’informer.

Parce que ce que nous transmettons ne se résume pas toujours à ce que nous possédons. Cela peut aussi raconter ce qui a compté pour nous.